J’ai passé récemment un cap important dans mon défi consistant à sculpter des cuillères en bois, toutes différentes, dans les différentes essences ligneuses de la flore métropolitaine française, soit environ 200 essences, la liste est à découvrir sur cette page.
Avec 40 cuillères sculptées, j’atteins 20% de mon objectif. A cette occasion, je souhaite partager avec vous l’expérience accumulée dans cet exercice particulier et passionnant qu’est la sculpture au couteau de cuillères en bois. Pour cela, je vous propose une série d’articles qui abordent chaque étape importante, en commençant tout naturellement par le choix du bois. C’est parti !
1 – Doit-on sculpter une cuillère à partir d’une buche, d’un rondin de branche ou d’une planche ?
La buche : avantages et inconvénients
Avantages : travailler à partir d’une buche, à partir d’un grand volume de bois, permet de ne pas être limité dans la taille et la forme de la cuillère. Toutes les formes deviennent possibles. Autre avantage : vous pouvez utiliser les variations du bois (cernes, coeur, aubier…) pour habiller votre cuillère de toutes ces nuances. C’est particulièrement vrai pour les cernes de croissance. En orientant judicieusement votre projet de sculpture par rapport aux cernes, vous allez pouvoir les utiliser pour souligner les volumes de votre cuillère.

Inconvénients : un plus grand volume de bois implique un travail de dégrossissage plus important, donc du temps et des efforts. Celui-ci s’effectue à la scie et à la hache. Ce dernier outil doit être manipulé avec énormément de précaution (personnellement, j’ai failli y laisser un doigt…).
La planche : avantages et inconvénients
Avantages : en partant d’une planche, il est aisé d’y dessiner au crayon la forme de la cuillère et d’en découper les contours (par exemple à la scie à chantourner). Vous gagnez ainsi beaucoup de temps. La planche étant probablement peu épaisse, il ne vous restera que peu de bois à retirer au couteau. En adaptant le dessin de votre cuillère, vous arriverez à placer un maximum d’ustensiles sur une surface réduite. Les gains de temps et de matière devraient vous permettre d’initier un rentable commerce de cuillères en bois

Inconvénients : vous disposez d’une hauteur limitée de sculpture, correspondante à l’épaisseur de la planche, ce qui peut limiter votre créativité quant au volume de la cuillère.
Le rondin de branche : avantages et inconvénients
Avantages : c’est ma principale matière première car c’est celle que je récupère le plus facilement en me promenant « dans la verte », ou lorsque je demande à des propriétaires de partager avec moi un bout de leurs arbres : ils acceptent plus facilement d’en couper une branche plutôt que de le couper au pied En plus d’être facile à récupérer, un autre avantage est que le volume de bois à tailler, à évacuer pour arriver à la forme de la cuillère, est limité. Bien entendu, à condition que vous envisagiez une cuillère proportionnelle au volume du rondin.
Sculpter un rondin vous permet de sculpter toute la « profondeur » du bois, avec les nuances liées à son cœur souvent plus sombre, l’aubier extérieur plus clair, mais aussi l’écorce, comme ci-dessous avec la cuillère en Merisier.

Un dernier avantage est que, en suivant le fil du bois, vous pouvez sculpter une cuillère très résistante. C’est particulièrement vrai dans le cas de morceaux de bois présentant une courbure, comme en charpenterie de marine durant les bois jours de la marine en bois : la difficulté était alors de trouver des arbres présentant des formes adaptées aux courbures des carènes des navires. Seuls ces bois étaient assez souples et résistants pour supporter les efforts encaissés par le bateau.

Inconvénients : le premier inconvénient apparait quand vous sculpter un rondin de bois vert. Il va se fendre à cœur. Nous verrons un peu plus loin dans cet article ce que cela signifie et quelles en sont les causes. Il est possible de remédier à cet inconvénient en dégrossissant très rapidement la cuillère, c’est-à-dire en retirant très vite tout le bois inutile qui génère des tensions de séchage et donc des fentes. Lorsque je sculpte un rondin de bois vert, je commence toujours par désépaissir le bois, notamment en creusant le cuilleron.
2 – Faut-il sculpter du bois vert ou bois mort (sec) ?
Le bois « vert », c’est le bois coupé récemment, qui contient encore beaucoup d’eau, qui n’a pas eu le temps de sécher.
Bois vert, avantages et inconvénients
Avantages : Le gros avantages du bois vert est que sa fibre est tendre car elle contient encore beaucoup d’eau. Le bois vert est donc plus facile à sculpter car la lame des outils l’entaille facilement. Apprendre la sculpture sur du bois tendre permet de sculpter en prenant plus de plaisir, mais aussi moins de risques ! Le bois tendre nécessite d’exercer moins de force sur les couteaux. Or, quand on débute et qu’on maîtrise encore mal la tenue des outils et les positions « de sécurité », cela limite le risque de fortes coupures.
Inconvénients : Le gros défaut du bois vert est qu’il va sécher, et donc se transformer, durant et après votre travail de sculpture. Le principal risque encouru est que le bois se fende à cœur. J’explique ce phénomène dans le paragraphe ci-dessous. Un autre inconvénient, de taille, est que vous ne pouvez pas le poncer tant qu’il n’a pas séché !
Précautions d’usage : La sculpture d’une cuillère pouvant s’étaler sur plusieurs jours (tout dépend du temps que vous pouvez y consacrer chaque jour), il est nécessaire de prendre des précautions pour éviter que votre projet en bois vert ne se fende. Personnellement, je prends deux précautions : d’une part, comme évoqué plus haut, je me dépêche de dégrossir la cuillère ; d’autre part, entre deux sessions de sculpture, je stocke la branche au frigo (ou au frais) dans un sac en toile.
Pourquoi un rondin de bois vert se fend ?
Quand le bois sèche, quand il perd l’eau contenu dans ses cellules, celles-ci se rétractent. C’est ce que l’on nomme le retrait du bois (lien vers wikipedia). Ce retrait est plus ou moins important selon les essences de bois, certains bois ne bougent quasiment pas quand d’autres vont se tordre et se fendre fortement.
Les principales causes d’apparition d’une fente sont que, premièrement le bois ne sèche pas uniformément dans toutes ses parties, deuxièmement que le retrait radial (du cœur vers l’écorce) est plus réduit que le retrait tangentiel (tangent aux cernes de croissance). Explications :
Le bois ne sèche pas uniformément, il va en particulier sécher plus vite à ses extrémités, c’est-à-dire la surface de coupe exposée à l’air libre. En stockant un rondin de bois dans un environnement relativement sec, vous observerez très rapidement, en quelques heures seulement, des fentes apparaitre sur ses surfaces de coupe. C’est pourquoi les sculpteurs stockent leur bois dans des endroits frais et pas trop secs (dans un garage non chauffé, dans une cave…), mais aussi qu’ils limitent ce séchage différentiel en couvrant les surfaces de coupe d’un cache (cire, anchorseal, peinture, colle à bois, film étirable…) limitant un séchage trop rapide. Une autre solution, quand on travaille à partir de rondins de bois, consiste à stocker des morceaux nettement plus longs que la cuillère et de recouper les extrémités fendues au moment de la sculpture. Quoi qu’il en soit, le bois est un matériau naturel, il vit, et il y aura toujours une part d’imprévisible dans son comportement.

Le retrait tangentiel du bois étant plus important que le retrait radial, le bois corrige l’écart en réduisant sa circonférence par l’ouverture d’une fente qui part du cœur du bois en direction de sa périphérie. Une solution consiste alors à stocker son bois préalablement coupé en demi-rondins. Le séchage ne devrait générer que peu ou pas de fente. On observe alors simplement que le plan de coupe n’est plus plan, mais présente un arête au milieu, comme si les bords cherchaient à se rapprocher.

Bois mort, avantages et inconvénients
Avantages : le principal avantage du bois sec est qu’il est stable, qu’il ne bougera plus. C’est aussi un bois que vous allez pouvoir poncer rapidement, dès la fin de votre travail de sculpture.
Inconvénients : le bois mort, ou sec, a le principal désavantage d’être plus dur et donc plus difficile à sculpter. Les lames s’usent plus vite et nécessitent des affutages plus fréquents. Travailler à partir d’un bois mort peut aussi révéler de mauvaises surprises, comme des galeries de vers ou une moelle centrale qui se délite complètement, ce qui est classique chez le Sureau noir.

En conclusion
Ne vous limitez pas à un type de bois ! En sachant tout autant sculpter le bois vert comme le bois sec, vous bénéficierez de deux fois plus de matières premières pour vos créations. Avec le bois vert, vous apprendrez à maîtriser la délicate phase du séchage. Avec le bois sec, et en particulier les bois durs, vous apprendrez à maîtriser votre geste pour sculpter avec efficacité et sans vous blesser.
3 – Quelles essences de bois peut-on sculpter pour une cuillère ?
Le bois toxique
Certaines essences d’arbres ou d’arbustes ne doivent pas être utilisées, du fait de la toxicité de leurs fibres, toxicité qui peut s’exprimer soit à travers le contact du bois (irritation de la peau), soit par l’inhalation des poussières lors du ponçage (port d’un masque obligatoire), soit par la contamination des aliments en contact (ustensile de cuisine).
Quel que soit le bois, l’inhalation des poussières de bois lors du ponçage est particulièrement nocive (cancérigène) et il est impératif de porter un masque FFP2 anti-poussières lors de cette phase du travail du bois. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site http://www.cancer-environnement.fr/333-Poussieres-de-bois.ce.aspx
Vous trouverez également la liste complète des arbres et arbustes toxiques sur le site www.floretox.fr. Ces espèces ne sont pas forcément toxiques au niveau du bois, ce peut être les feuilles, les fruits, etc. Une petite recherche sur le web m’a permis d’établir une première liste (incomplète) d’essences à risques pour la sculpture (bois allergènes pour certaines personnes) et l’usage d’ustensiles de cuisine (toxicité transmissible aux aliments) :
- Aulne glutineux (dermatite)
- Hêtre (dermatite, rhinite, asthme)
- Bouleau (dermatite)
- Frênes (tous allergènes)
- Sapin Douglas (eczéma de contact)
- Sapin blanc (irritation de la peau, dermatite, rhinite, asthme)
- Mélèze d’Europe (dermatite allergique)
- Érables (rhinite, asthme)
- Pin (irritation de la peau, dermatite de contact, rhinite, asthme)
- Peuplier (dermatite de contact)
- Chêne et Châtaignier (allergie au tanin)
- If commun (toxique par ingestion et inhalation)
- Laurier rose (toxique par contact avec les aliments)
- De nombreux bois exotiques sembles allergènes et/ou toxiques : Acajou d’Afrique,Teck, Cocobolo, Moabi, iroko, Bois satiné, Palissandre du Brésil, Albizzia, Samba, Muninga, Espenille…
Personnellement, et à ce jour, après une quarantaine d’essences sculptées, je n’ai jamais souffert de dermatites ou autres bobos. J’utilise un masque jetable lors du ponçage. Je vais m’équiper prochainement d’un demi-masque respiratoire anti-poussières de marque 3M : ces masques sont recommandés par les tourneurs, la filtration est plus efficace et leur coque ergonomique épouse mieux le visage et est donc plus étanche à la poussière.

Le bois, un matériau plus sain que le plastique
Petit aparté sur la toxicité… car je ne voudrais pas que vous gardiez une mauvaise image du bois. Des études scientifiques ont comparé plusieurs planches à découper pour savoir lesquelles étaient les plus hygiéniques : planches en bois, en plastique, en verre, en bambou… dans un contexte où de nouvelles normes sanitaires tendent à favoriser le plastique. Ces études ont montré que non seulement de nombreux bois ont un pouvoir anti-bactérien, mais surtout que le bois est beaucoup plus efficace que le plastique pour éliminer les bactéries pathogènes. Les scientifiques ont démontrés que seulement 3 minutes après avoir contaminé une planche en bois, 99.9% des bactéries étaient naturellement détruites. Avec du plastique, aucune bactérie n’est éliminée, au contraire, elles se multipliaient. Conclusion : longue vie au bois dans la cuisine !
Feuillus ou résineux ?
Inconvénients : Par sa richesse en résine, ce bois ne peut pas être sculpté vert, il vous faudra donc trouver du bois sec ou attendre qu’il le soit. Le bois a de longues fibres qui ont la fâcheuse tendance de s’arracher : attention à bien suivre le fil du bois, ne pas remonter à contrefil. Le grain est généralement plus grossier que celui des feuillus. C’est aussi un bois poreux qui, de ce fait, est moins adaptés à la réalisation d’ustensiles de cuisine destinés à un contact alimentaire.
Avantage : le gros avantage de ce bois est de présenter des cernes bien marquées qui souligneront les volumes de vos créations.

Un bois léger ou un bois lourd, peu dense ou très dense ?
Voici les principaux bois classés en 3 catégories de densité. Sachant que 1 est égal à la densité de l’eau, un bois noté 0,5 est deux fois moins lourd que l’eau à volume égal. D’une source à l’autre, les chiffres changent… sans compter que la densité du bois est aussi liée à ses conditions de croissance. Les bois qui ont fait l’objet d’une sculpture, et donc d’une présentation détaillée sur ce site, sont marqués d’un lien.
Les bois légers (densité 0.4 à 0.5)
- Sapin
- Epicéa commun
- Pin sylvestre
- Noyer commun
- Bouleau verruqueux
- Bouleau pubescent
- Peuplier
- Tilleul
- Tremble
- Aulne
- Orme
- Les saules, tel le Saule cassant…
Les bois mi-lourds (densité 0.5 à 0.7)
- Pin maritime
- Pin du Nord
- Orme
- Frêne commun
- Platane
- Hêtre tendre
- Noyer
- Châtaignier
Les bois lourds (densité 0.7 à 1)
- Cyprès
- If commun
- Les aubépines, monogyne et épineuse
- les chênes, tel le Chêne pubescent, le Chêne pédonculé
- Hêtre dense
- Les fruitiers, tel le Poirier, le Merisier, le Cerisier de Sainte-Lucie…
- Les érables, tel l’Érable champêtre, l’Érable à feuilles d’obier…
- Charme
- Buis
- Houx
- Olivier
Pour le prochain article, nous aborderons les outils de sculpture… à bientôt !
GENIAL ! Absolument splendide. Merci beaucoup pour cette découverte et ce partage. Toutes mes félicitations pour cette partie de votre oeuvre.
Bonjour,
Saine occupation, de la sculpture à la tenue de ce blog rempli d’informations intéressantes.
Je n’ai pas attendu de tout lire pour poster le lien à mon ami l’illustrateur de votre ouvrage préféré: FLORE FORESTIÈRE FRANCAISE (Dominique Mansion). C’est un artiste, botaniste passionné par le bois et plus particulièrement des trognes (auteur de plusieurs livres et d’un agenda nature … collectionneur de fourchettes !
Je n’ai pas (encore) touché à la sculpture, j’ai cependant réalisé une trentaine de maquettes des machines de Léonard de Vinci en bois massif de différentes essences que je laisse naturelles.
Bonne continuation.
Claude
Mea culpa, j’ai eu la réponse en poussant plus loin mon exploration du site.
Merci beaucoup pour les précisions apportées!
Bonjour,
J’ai une herboristerie et je transmets régulièrement l’usage des plantes comestibles, médicinales et toxiques. Lors de mes dernières balades, plusieurs personnes m’ont demandé à quel point certaines essences de bois étaient toxiques, l’If en particulier. On m’avait transmis que l’ensemble de la plante, bois compris était toxique. Je ne trouve pas d’info sûre sur la question et voilà que je tombe sur votre site où je vois que vous sculptez des cuillères, donc sculpture à dimension utilitaire à la base à priori, bien qu’artistiques et magnifiques, dans de nombreuses plantes toxiques! Je suis fascinée! Votre cuillère en if par exemple semble sculptée dans l’aubier en particulier (couleur blanche donc pas le duramen rouge qu’on m’avait indiqué comme potentiellement moins toxique). Utilisez vous vos cuillères pour manger ou bien les réservez-vous à un usage artistique?
Merci beaucoup ! Je vous souhaite de trouver dans cette activité autant de plaisir que j’en éprouve. Chaque nouvelle essence est une découverte ! Et on a quelquefois l’impression que c’est le bois qui guide la main, que la cuillère était déjà là…
Bonjour,
Je suis tombée sur ce site en cherchant des conseils pour sculpter du bois vert (merci, j’ai hâte de partir en quête et d’essayer du coup).
Je débute tout juste et même si jai pris quelques planchettes ce n’est pas à cela que je souhaite me limiter.
Votre démarche me plaît. En commençant et puisque je n’y connais pas grand chose, j’ai acheté plusieurs essence de bois en me disant que j’allais sculpter une cuillère (projet du débutant par excellence) dans chacune d’elle afin de découvrir avec quelles essence j’ai le plus d’affinité.
Alors autant vous dire que ce défi me parle ! Je l’ai commencé sans même m’en rendre compte
Bonne continuation c’est une belle façon de s’intéresser au monde autour de soi.
Bonjour François, merci encore pour cet article très complet et agréable à lire.
Est-ce qu’on pourrait avoir les sources d »informations que vous donnez dans le chapitre « Le bois, un matériau plus sain que le plastique » ? Un lien vers ces études serait top !
merci
Je suis stupéfaite par l’ampleur des informations !..au départ je cherchais des informations sur le genévrier cade et me voilà parcourant vote site de tout côté ! Un vrai régal entre art et botanique, je suis comblée ! Je vais aller voir l’article sur le voyage en méditerranée, vu que j’y suis implantée !
PS : vive la Bourgogne que j’adore !
Bonjour,
Merci pour ton article qui est bien rédigé et très intéressant. Je suis tombée dessus car je cherchais les essences de bois couramment utilisées pour la fabrication de couverts (assiettes, bols, cuillères en bois notamment). Tu évoques celles à éviter, mais quelles essences recommandes-tu parmi celles que nous pouvons facilement trouver dans la nature ?
J’ai vu beaucoup de tourneurs sur bois utiliser le hêtre et le frêne pour des assiettes et des bols et j’ai aussi vu figurer ces 2 essences de bois dans la liste officielle du gouvernement des bois autorisés pour les contacts alimentaires. Donc je suis étonnée que tu les classes dans les bois à éviter, j’avoue ne plus trop m’y retrouver avec toutes ces infos contradictoires…
Bonjour François,
Merci énormément pour ton site, je viens vraiment de trouver une pépite

Confinement + printemps = travaux de jardin. J’ai notamment taillé quelques arbres et plutôt que de faire partir tout cela au brûlis, j’ai commencé à tailler des cuillères et spatules. C’est pas bien beau pour le moment mais je progresse
J’ai trouvé des ressources pour apprendre à sculpter, les différentes tenues du couteau, apprendre à respecter le fil du bois, … Mais je n’ai rien trouvé sur le franchissement des noeuds, j’ai compris que le bois changeait de sens mais je ne sais pas comment m’en sortir avec le coeur du noeud. Aurais-tu quelques astuces/conseils ?
Merci encore pour ton site qui est tant une source d’inspiration qu’un lieu d’apprentissage <3
Bonjour,
Je réalise actuellement des pics à cheveux en bois sculpté. J’ai prélevé plusieurs branches d’Eucalyptus pour cela.
Hélas, quand j’arrive sur la pointe, je tombe sur le cœur du bois, de la fibre sombre et molle. Elle se délite et coince le cheveu. Cette fibre est inévitable pour finir sur une telle pointe. Pensez-vous qu’il puisse y avoir une solution? Un traitement d’huile?
Au passage vos conseils sont excellent, tout comme vos oeuvres, félicitations!
Très beau projet, inspirant !
Vivement la suite …
Bonjour. Je suis bien d’accord avec vous, d’ailleurs avec ma compagne nous venons de passer au zéro déchet ! Bonne continuation à vous. François
Bonjour, Je découvre le site car me je renseignai sur les essences d’arbres, leur utilisation… Curiosité. !
Superbe défi, superbe travail, superbes explications ! A faire découvrir aux jeunes générations, dès l’école ! Je vais déjà partager.
J’aimais déjà les arbres, celà renforce mon idée de revenir à l’utilisation équilibrée de ce qui est naturel, dont les végétaux. Limitée au juste besoin : nous n’avons pas besoin de posséder autant et donc d’avoir autant de bols, d’assiettes, de cuillères … (sauf dans ce cas, d’utilité pédagogique). L’idée étant de ne pas vider la planète comme celà à été fait pour le charbon et le pétrole (origine végétale), mais aussi du minéral (fer, cuivre, métaux rares…). Ni de polluer. Au départ, le pétrole, le plastique et d’autres produits semblaient bien…
Bonjour,
Votre site est superbe et très complet. Bravo.
Je me suis également mis à sculpter des cuillères par pur plaisir depuis deux ans. J’essaye aussi de varier les essences de bois, mais jusqu’à présent je me cantonnais au essences traditionnellement utilisées pour l’usage alimentaire, et surtout les bois dont je peux disposer facilement.
L’idée de votre défi est très sympa surtout associé à toute l’information que vous y mettez.
Super article merci
Bonjour et merci. Je vais corriger l’article. François
Bonjour, je vous réponds tardivement car j’ai mis en veille mon activité de sculpture quelques mois à l’occasion de la création d’une entreprise. Je reprends cet été les sculptures et du coup la vie du blog. Quand je sculpte en vert, je fais simplement attention de « désépaissir » la pièce rapidement, car c’est dans les zones épaisses que le bois travaille et se fend. Également, entre 2 séances de sculpture, je conserve la pièce au frigo. La cuillère sèche pendant le travail de sculpture, car elle est fine et du coup sèche très vite. De toute façon, c’est impossible de poncer un bois encore vert. Ensuite, je n’apporte aucun traitement car je ne veux pas « dénaturer » la couleur du bois dans le cadre de la collection qui a notamment pour intérêt de montrer la variété des nuances de bois. Je serais curieux de connaitre votre activité de sculpture. François
Bonjour, une fois le bois vert taillé et la pièce terminée, as-tu une méthode de séchage particulière ? Merci pour ton article très complet.
Félicitations pour votre pédagogie ainsi que la précision et la clarté de vos articles tous très intéressants. J’ai hâte de lire le prochain article sur les outils de sculpture !
Pour info une petite coquille semble s’être glissée dans cet article, dans le paragraphe sur le retrait du bois en gras il est indiqué « Le retrait radial du bois étant plus important que le retrait tangentiel » et sauf erreur de ma part c’est l’inverse, le retrait de la moelle vers l’écorce est moins important que le retrait tangent à l’écorce.
Encore bravo pour votre contenu et la beauté de votre défi