Le bois du Cornouiller sanguin est très proche du bois du Cornouiller mâle, bien que le grain soit très légèrement moins fin. Le poli n’en est pas moins magnifique, le toucher très doux. La cuillère en bois, très solide, est prête pour tous usages en cuisine ! C’est juste qu’on n’a pas envie de la salir tellement la clarté du bois est belle…

dessin botanique Cornouiller sanguinLe bois du Cornouiller sanguin

Que dit la Flore forestière française à propos du bois de Cornouiller sanguin ?  Bois moins estimé que celui du Cornouiller mâle ; utilisations anciennes : bâtis pour ouvrages de vannerie, tuteurs, objets tournés, tabletterie ; imitation de bois exotique par teinture (fabrication de manches de parapluie).

Origine de la branche

La branche a été récupérée le long d’une tranchée forestière dans le Val Suzon, au Nord de Dijon, vaste « saignée » déboisée et régulièrement entretenue pour laisser passer la fée électricité. Le nom de Cornouiller sanguin viendrait de la couleur de ses branches, et de la teinte rouge sang que prend son feuillage en automne-hiver. Ce phénomène est due à la présence d’un pigment anthocyane. Mais aussi : il aurait des propriétés médicinales en lien avec la circulation sanguine, tonifiant du coeur, fortifiant les artères.

Écologie et identification

Il y a une belle description de Cornus sanguinea sur Nature.jardin.free.fr.


Grande cuillère en bois de fer

Cette branche de Cornouiller, que j’ai commencé à sculpter alors que la bois était encore vert, m’indiqua très vite qu’elle allait se fendre jusqu’au coeur… la seule façon de sauver l’ouvrage était de réduire au plus vite les tensions dues au séchage en évidant la branche pour ne garder que l’aubier. Ce sont ces impondérables – un noeud, une fissure, un mauvais coup de scie… – qui décident au final de la forme des cuillères. Moi, je ne fais qu’aiguiser les couteaux !

 

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